Visite du Bundeskanzleramt

28 11 2007

Cet après-midi, visite organisée par le service culturel dédié aux étrangers de la Technische Universität ; je m’étais inscirte dès mon arrivée en septembre, et sans un appel du servce culturel lundi midi, j’aurais probablement oublié de m’y rendre !

Il s’agissait donc d’aller voir les locaux du Bundeskanzleramt, c’est-à-dire les bureaux d’Angela Merckel et son cabinet. Trois points ont été abordés au cours de la visite : architecture tout d’abord (maîtres-mots : transparence, luminosité, et rendre visible à chaque instant la relation qui unit le pouvoir exécutif siégeant ici et le pouvoir législatif représenté par le Reichstag, tout proche), puis histoire politique de l’Allemagne et des différents chanceliers depuis 1949. Enfin, et c’était le plus surprenant, art contemporain ; le Bundestag est en effet un lieu où de nombreuses toiles / sculptures sont exposées – une commission spécifique examine chaque année les oeuvres autorisées à entrer dans ce musée à accès très… restreint.

Bundeskanzleramt





Les Nez Bleus frappent encore

28 11 2007

- Où l’on retrouve la bande de potache de la semaine dernière, récemment en pleine page dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung (journal très sérieux auquel Joseph est abonné), à la radio lorsque je me suis réveillée, et sur le suite du Monde. J’ai vu une photo rare, finalement…
Lisez la suite de cette entrée »





Coquena

25 11 2007

Coquena

… était en concert en juin 2007 dans la région parisienne. Vous pouvez voir les vidéos, tout fraîchement montées, sur http://www.myspace.com/coquenamusic. Quelques têtes pourraient vous paraître familières !





Concert des Nations

24 11 2007

La fac d’Alain (Universität der Künste, UdK – Université des Arts) organisait hier son traditionnel Concert des Nations, où l’orchestre symphonique de l’Université joue en l’honneur des étudiants étrangers représentés à l’UdK et pour les attachés culturels de différentes ambassades en poste à Berlin.

Au programme de cette soirée placée placée sous le signe de Schéhérazade, trois pièces : “Schéhérazade pour Soprano et orchestre” de Ravel, “Cinq pièces pour orchestre op. 16″ de Schönberg et “Scheherazade” de Rimski-Korsakov.

Si la première m’a laissée plutôt froide, j’ai trouvé les morceaux de Schönberg vraiment fourmillants, extrêment vivants – et douloureux. J’avais à son égard quelques idées préconçues sans pourtant connaître sa musique ; je m’attendais à du très abstrait, du conceptuel ; la faute à ce “dodécaphonique” (adjectif un peu barbare…) qui restait accolé à son nom depuis d’interminables heures de solfège. J’ai été en réalité profondément émue par ses pièces, qui m’ont évoqué une énergie terrienne et rampante qui pouvait à tout instant jaillir en milliers d’éclats clairs et lumineux.

Quant à Rimsky-Korsakov (là encore, que je ne connaissais que de réputation), j’ai été enthousiasmée par la richesse des couleurs et l’exploitation fabuleuse de tous les timbres de l’orchestre symphonique – au moins autant que Berlioz dans sa Symphonie fantastique et je pèse mes mots ! Je ne dis pas “fabuleuse” tout à fait par hasard car
je me suis vraiment sentie transportée dans l’univers du conte, de thèmes récurrents, répétés, rassurants, et de variations aux textures si diverses. La violoniste soliste était une très belle interprète, et -je ne sais pas si cette remarque a une quelconque valeur musicale (je ne pense pas !)- elle évoluait avec une légèreté et une grâce infinies sur son violon ; ce n’est pas un hasard si les mêmes termes me viennent à l’esprit quand je pense à elle et lorsque je revois le professeur de danse de la semaine dernière : précision, le geste tenu, maîtrisé, et la grâce, ah la grâce, inexplicable courant qui fait opérer la magie…

> Pour avoir une idée, vous pouvez écouter les pièces de Schönberg (saison 2004-2005) et la Schéhérazade de Rimski-Korsakov (saison 2003-2004) ici.





Amusante rencontre

24 11 2007

Premier visiteur hier soir pour visiter ma chambre (ce qui m’a contrainte à un rangement parfait. Parfait, j’ai dit). Un Français, en master de philo à la Sorbonne, qui a fait une khâgne lui aussi, classique lui aussi, et au lycée Malherbe – il y en a quelques un(e)s à qui ça dira quelque chose!

C’est bête, j’aurais ptet dû prendre ses coordonnées, du coup à moins qu’il n’emménage ici j’ai fort peu de chances de le recroiser un jour. Ou boulevard Saint-Michel l’an prochain ?





Statistiques

22 11 2007

J’avais remarqué depuis quelques semaines un nombre croissant de visites incongrues, pèlerins du net égarés par quelque moteur de recherche sur ma feuille de fromage. C’est un peu pour eux que je me suis décidée à faire une page About, même si c’est vrai que je ne me suis pas trop foulée pour l’alimenter. Passons.

Hier, un record a été établi. 58 pages vues. D’ordinaire, la moyenne tourne autour de 6 à 10. Autant vous dire que la courbe que m’offre l’interface admin de wordpress a fait un bond à angle très aigu !(1)  De mémoire, le précédent pic se situait au 14 octobre, jour de mon retour de Moscou. Autant que je me souvienne, il se situait autour de 30 visites – ce qui est déjà énorme, à mon échelle…

(1) eh oui quand je me connecte, j’ai droit à des graphiques et autres tableaux pour savoir d’où viennent mes visiteurs, quels mots clés ils ont utilisés pour arriver jusqu’à moi. Il y a un adepte de “feulledefromage.wordpress.com” parmi vous. De temps en temps j’ai de petites frayeurs, comme lorsque j’ai dû me demander quelle ignoble coquille j’avais laissé passer pour qu’une recherche de “grosses à baisers” (sic) tombe sur ces pages innocentes.  Enfin rien de bien méchant. Et puis, pour rassurer les technophobics, les informations affichées par wordpress sont très peu détaillées ; mots-clés du jour-même et de la veille ; tous les 1er du mois, les chiffres sont effacés. Rien à voir avec l’outil google analytics qui permet de dire qui est votre fournisseur d’accès, la résolution de votre écran, la vitesse de votre processeur ou de quel patelin de la planète vous vous connectez (ok les infos ne sont pas recoupées par visiteurs, mais quand on voit la masse recueillie… de quoi frémir). Je n’utilise pas google analytics pour ce blog, soyez sans crainte. L’anonymat est préservé ! (oh, la note est plus longue que l’article… vous l’aurez deviné, journée peu excitante, rien de bien spécial à signaler)





Mensa Découverte

21 11 2007

Mensa TULa Mensa, si je ne l’ai pas encore dit, c’est le restaurant universitaire. Autant dire un lieu que je fréquente assidûment, puisqu’il me permet non seulement de me sustenter le midi mais aussi de retrouver de temps en temps des gens et, last but not least, de découvrir la gastronomie allemande.

Le bonheur du jour ? La soupe aux cornichons. Mais si, ça existe.





Dilemma

20 11 2007

Marwil m’a proposé de retourner vivre Choriner Straße, dans son super appart, dans ce super quartier, Prenzlauer Berg, à la fois branché et calme, verdoyant et plein de cafés, bars, galeries…

Les contre :

  • la chambre est beaucoup plus petite, je dors sur un clic-clac, pas comme mon king-size bed de la rue des grosses baies avec en plus un canapé convertible.
  • c’est plus loin de la fac (45-50 minutes au lieu de 30)
  • chambre en rez-de-chaussée (mais sur cour intérieure), rideau plutôt petit, bref pas très intime
  • la connexion internet dans ma chambre était un peu aléatoire. Dans le salon, ça marchait parfaitement. C’est presque pas un Contre, alors !

Les pour :

  • Marwil !!!!
  • La salle de bain (avec eau chaude instantanée, et propre, propre, si propre – forcément, Joseph refuse tout produit chimique pour faire le nettoyage Y COMPRIS DANS LA SALLE DE BAIN donc cla baignoire est toujours bouchée)
  • le quartier
  • le fait qu’il y ait un salon commun, pour la vie sociale c’est beaucoup mieux (on peut manger à plusieurs, regarder la télé, écouter des cd, prendre un verre, etc etc etc)
  • mes progrès en allemand (cf. point 1, Marwill me corrige tout le temps)
  • le chauffage…
  • le prix (économiser 30 à 50 € par mois c’est une différence sensible non ?…)

question_mark.jpg

Bon. Si vous avez des conseils, ils sont les bienvenus. Je dois donner ma réponse le week-end prochain. Déménagement éventuel prévu pour le 17 décembre. Je crois que vous voyez de quel côté penche mon coeur. Après… je ne veux pas me décider trop vite non plus.





Halbmond

20 11 2007

Arkhip Kuinji - Luna

Arkhip Kuinzhi, Nuit sur le Dnepr, 1880

La nuit tombe désormais aux alentours de 16h. En rentrant de cours il fait souvent déjà bien sombre. Hier, la lune était à moitié pleine. Bêtement, comme tant et tant d’autres avant moi, je me suis dit qu’elle était la même, à quelques heures d’intervalles, qu’on la voie de Paris, des Ulis, de Bures-sur-Yvette, de La Verrière, de Cormelles-le-Royal, de Saint-Etienne, de Buffalo (NY), de Berlin, de Moscou. Que finalement on était pas si loin.

Bête peut-être, et rebattu certainement, mais ça fait du bien.





The Good Life au Cafe Zapata

19 11 2007

Apres le Deutsche Oper j’ai couru chez moi me changer, et prendre des baskets en lieu et place des bottines a talon – bien m’en a pris, la nuit a ete longue…

Je retrouve Marwil devant le cafe Zapata, haut lieu de la culture berlinoise, au pied du centre culturel Tacheles – seule et unique salle de concert que nous avions vue lors d’une fameuse equipee en classe de terminale, autant vous dire que les souvenirs affluaient lorsque je suis rentree dedans. Marwil m’a fait beneficier de son invitation au concert (il interviewait le groupe juste avant de venir et est arrive avec toute la bande), en echange je lui ai paye quelques bieres.

Ma confiance dans les gouts musicaux de Marwil est quasi absolue, il ne l’a pas decue ! La musique etait vraiment bien, et ces chansons figurent parmi les plus souriantes que j’ai eu l’occasion d’entendre sur scene. Pas de gros effets, pas de poudre aux yeux ; et si le chanteur peut prendre des intonations dechirantes, il subsiste dans leurs melodies un veritable optimisme, proprement revigorant. J’ai passe un excellent moment.
Lisez la suite de cette entrée »