La fin de semestre approche, et moment où la plupart des étudiants donnent un ultime coup de cravache avant leurs partiels, la tension se relâche de mon côté puisque je n’ai qu’un devoir écrit presque déjà fait à rendre et que tous mes oraux sont désormais derrière moi. Il me reste juste à assister aux cours pour les valider.
Du coup, j’en profite pour sortir, prendre l’air (le soleil brille !), voir des gens. Ou pour jouer aussi, comme samedi dernier chez David. Jeu du loup-garou (en allemand s’il vous plaît), jeux de groupes, jeux de cartes. Il y avait bien, bien, bien lontemps que je n’avais pas fait de jeux de société, et sans mes partenaires habituels (manman, Cécile…) le dépaysement était total ! Je me suis bien amusée en tous cas, et puis j’ai rencontré une Finlandaise et un Français étudiants en Lettres qui étaient très sympathiques.
En ce qui concerne la poursuite du week-end, j’ai vu un film de Bertolucci, The Dreamers (Les Innocents) qui m’a bien déçue. au début c’était plutôt mignon, Paris carte postale de la fin des années 1960, et puis la Cinémathèque d’Henri Langlois, et puis la Nouvelle Vague, et puis toutes ces références de ciné qui servent de langage commun à tout un tas de gens forts différents les uns des autres. Mine de rien, qu’est-ce qu’il peut être jouissif de reconnaître des clins d’oeil, de “comprendre” les citations, aussi appuyés et montrés du doigt puissent-ils être. Dans un sens, le film commençait comme un hommage à ce cinéma-là ; pourquoi pas, il y a de quoi s’attendrir. Et puis, et puis, Bertolucci a repris ses mauvais défauts et le reste s’est poursuivi dans une espèce de complaisance sur le thème plutôt rebattu de “la chair est triste”, putréfaction dans un grand appartement parisien de la relation entre trois jeunes gens (Louis Garreeeeeeeeeeeeeeeeeel), boh, rien de très excitant ou même de touchant. Le salut (?) vient de la rue (ou comment le deus ex machina prend la forme d’un pavé), des événements de mai, ben tiens.
Mieux, plus positif : j’ai commencé Anna Karénine ! Ah quel bonheur, je n’arrive plus à lâhcer ce livre, j’y pense sans arrêt, à quand le prochain moment de temps libre pour l’ouvrir, s’y plonger…
J’aimerais bien développer plus cet article mais aujourd’hui c’est mardi c’est Kinotag (cf art. CinemaxX), et je vais voir le dernier Cronenberg ! J’espère juste qu’il est aussi bien que le précédent, qui m’avait é-pous-tou-flée.
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