Deux petites perles

13 02 2008

Très différentes l’une de l’autre, deux vidéos jolies et inventives, poétiques même.
Спасибо Дени за линкс!
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Soirée DVD

13 02 2008

Ce soir, tous les trois à la maison de bonne heure nous nous sommes installés serrés sur le canapé, Marwil a ôté d’un geste la nappe qui recouvre l’écran géant et nous avons regardé un film. Quand je dis nous, il est à géométrie un peu variable dans la mesure où Stefania, toujours malade et passablement fatiguée, est allée se coucher en plein milieu.

Nous avons vu A.I. (artificial intelligence) de Steven Spielsberg, et je suis bien embêtée parce que la réalisation était très chouette, très bien pensée, créative, que les hypothèses proposées à la réflexion étaient loin d’être ineptes, faisant appel à toutes sortes de fantasmes pour toujours prendre un chemin détourné, et pourtant j’ai le sentiment d’avoir vu un mauvais film, totalement artificiel pour le coup, dans le sens où il manquait sévèrement de cohérence interne. Sauts inexpliqués dans le temps, l’espace, certaines critiques éculées un peu pénible (comme ces jeux du cirque moderne), certains passages franchement agaçants (le long prologue pour le coup était abominable sauf pour certaines prises de vue qui étaient elles très réussies et bien plus signifiantes que les soupirs de la mère et les cris de l’enfant – je pense à des jeux d’ombres, de reflets, de lumières, de vides, sur les visages humains, les visages des robots), imagerie kitsch (cirque en Amérique profonde, Zone Rouge aux couleurs criardes) ; clins d’oeils amusants à d’autres films parfois (comment ne pas penser à Star Wars ou à Blade Runner dans certaines scènes ?).





Orgueil et perplexité

13 02 2008

Fin de semestre rime avec obtention des papiers justifiant de ma présence et de ma “réussite” en cours (sauf en russe, où nous avons un examen écrit jeudi prochain). A tout hasard, j’ai demandé au professeur d’indiquer une note sur mon attestation de présence, de telle sorte que je me retrouve jusqu’ici dotée d’un 2 et d’un 1. Le système allemand de notation ne m’est pas encore très clair, mais en gros à 4,1 on n’a pas validé son cours, à 4.0 c’est ok. Bien que le système soit en théorie de noter sur 6 points, 6 étant la pire note. J’ai de quoi pavoiser, et dans un élan bien puéril, fierté et orgueil se sont d’emblée invités quand j’ai reçu mon papier. Néanmoins je ne crois pas avoir fourni un travail très méchant. Présence en cours, écouter gentiment, faire UN exposé dans le semestre ; et cela me vaut une note dont en France je n’oserais même pas rêver même après avoir travaillé d’arrache-pieds ? A la fierté succède la gêne de n’avoir finalement à ma disposition qu’un chiffre sans aucune signification, simple indice de satisfaction de l’enseignant sans rapport avec une éventuelle valeur d’un travail, d’un effort, d’une production, du fruit d’un labeur que j’aurais fourni. Imposture, le mot est lâché.





Metablogage

13 02 2008

Hier a été posté le 100e billet de ce carnet virtuel.

Une centaine en un semestre? Peut mieux faire. Si vous avez des suggestions, idées, regrets, questions, qu’il y a des choses sur lesquelle il faudrait que je m’étende moins, d’autres que j’approfondisse, je suis toute ouïe (enfin, toutes pupilles ouvertes).

Il y a la page sur le week-end en Estonie qu’il serait bien que je fasse, il y a des tas de choses au quotidien qui me frappent, dont j’ai envie de faire part, de dire, d’écrire. J’y pense et puis j’oublie, c’est la, c’est la vie.

Je me sens un peu loin de la maison en ce moment. Peut-être parce que le semestre n’aura pas été très stimulant intelectuellement parlant (je ne peux m’en prendre qu’à moi), parce que mes contacts humains ont été un peu limités, que je m’en veux de rester trop timide ou complexée par mon niveau de langue, de n’avoir pas assez visité Berlin, ses quartiers, ses espaces culturels, sa vie nocturne aussi. Il reste encore tant et tant de choses à expérimenter, à vivre, ici. Le soleil revient, les beaux jours ne sont plus loin, voilà qui devrait m’aider à sortir un peu plus de ma grotte – espérons.

En un mot comme en cent, ce blog a encore quelques articles devant lui.