Enfin !

24 02 2008

La dernière semaine avant de retourner à Paris pour un mois vient de s’écouler, ce que j’ai hâte hâte hâte. Ce fut une semaine avec quelques formalités administrativo-universitaires à remplir, rien de bien méchant, une semaine où j’ai à peine parlé allemand puique je suis restée dans ma chambre à bouquiner et faire du russe. Si, mis le nez dehors pour aller voir le musée consacré à la peinture allemande (et un peu française aussi) du XIXe siècle. Je voulais aussi voir le musée de l’histoire allemande mais il ne fait pas partie de la Réusion des musées nationaux locale, donc ma carte ne me permettait pas d’y accéder de droit. Du coup, je suis rentrée à la maison.

J’ai fini les Buddenbrook,  long, pesant, fastidieux, quelques belles pages sur la musique (décidément Thomas Mann sait y faire sur le sujet), mais ça n’en finit pas de décadencer dans cette famille, et c’est si lent et si rigoureux, la dégringolade morale, sociale, physique, certes pas un roman réaliste où les causes et les effets sont gentiment désignés mais juste voici un clan fier et puissant et voici comment il dégénère sur quatre générations. Pas de déterminisme social, non, les racines sont à plonger dans l’individu, l’homme dont la volonté dont le désir de vivre s’effritent, s’essouflent, se tarissent, dont la sensibilité se fait trop grande (et pouf l’artiste maudit et incompris passe par là). Si j’avais lu Schopenhauer ou Nietsche je pourrais peut-être dire à quel point ce roman était une grandiose illustration de ce qu’ils ont si bien pressenti, mais au-delà des mots de volonté et désir et les allusions à Wagner je ne suis pas en mesure d’approfondir sur le sujet. Je suis bien embêtée ceci dit, parce que je n’ai plus rien à lire ici et qu’il me reste encore trois jours à passer à Berlin dans compter les heures d’avion / d’attente à l’aéroport / de train pour atteindre l’aéroport. Bref, faire impérativement un tour à Hugendubel ou je ne sais où demain pour trouver quelque nourriture spirituelle. j’ai bien commencé à ‘lire’ (à dose homéopathique) un roman stupide en russe (ressortissant de la ‘chicklit‘ comme disent les Anglais), mais il me manque beaucoup trop de lexique pour en tirer autre plaisir que celui qu’on peut avoir d’une version latine menée à son terme.

Ce soir, dernière soirée d’adieu, de si nombreuses personnes que j’aimais bien vont s’en aller ; elles n’étaient à Berlin que pour un semestre. Notre petit groupe du cours d’allemand de pré-rentrée va être bien réduit en avril…

Demain, je vais visiter le camp de Sachsenhausen. Pas très réjouissant non plus. M’enfin mieux vaut y aller en hiver qu’en été non ? (remarque totalement inepte)


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Une réponse

11 03 2008
Guilhem

Salut,
De retour en France :) Trop bizarre :: les mots reviennent en allemand, pas toi ?
Sehen uns in Berlin – bin zurück am 02.04.
Bis Bald; viel Spass !

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