Dimanche soir, j’ai été pour la première fois (il n’est jamais trop tard !) à la Philharmonie de Berlin, voir la quatrième ou cinquième partie d’un programme intitulé “Deutsche Seele”, l’âme allemande. Deux pièces ont été jouées : une symphonie de Mozart et le Te Deum de Walter Braunfels. Autant la symphonie de Mozart était toute de brillant et d’éclat (celui des conversations, des bavardages incessants d’un rang de l’orchestre à l’autre comme le soulignait David), autant le Te Deum s’est révélé fort sombre et tortueux. Orchestre gonflé à bloc (trois percussionnistes ! deux harpes ! des cuivres en veux-tu en voilà !), choeur, solistes sopran et ténor, le podium était bien rempli. Les spectateurs semblaient enthousiastes. Pour ma part, j’étais un peu perdue dans cette musique…
Quant à la salle de la Philharmonie, c’est une expérience en soi que de s’y asseoir et d’y écouter un concert ! Les loges sont un peu inclinées , ce qui donne dans les premières minutes une curieuse sensation de mal de mer ou tout de moins de déséquilibre, comme si au moindre courant d’air les spectateurs allaient tomber les uns sur les autres à la façon de dominos. Il n’y a pas eu de courant d’air, l’incendie qui a eu lieu sur le toit n’ayant visiblement pas causé de dégâts à la salle de concert proprement dite, et tous les spectateurs sont restés assis comme il se doit.
En sortant, klaxons à tue-tête, cris, drapeaux agités dans les rues par des adolescents tout excités : l’Allemagne vient de remporter son premier match de l’Euro 2008. Depuis une semaine déjà le patriotisme sportif s’exhibait sous la forme de petits fanions clipés aux fenêtres des voitures. Vendredi soir, j’irai voir avec Mehmet le match France-Pays-Bas sur la Potsdamer Platz.
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